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Histoire · Éco-construction

Mon luxe à moi,
c'est la nature

La piscine de Lalalandes la nuit, construite à la main dans la vallée de l'Aveyron

Il y a un moment que je n'oublierai jamais. C'était un matin d'hiver, le sol encore gelé, et je venais de poser et stabiliser le premier poteau — celui juste à gauche de l'entrée. Autour de moi, seulement cette magnifique vue et le silence de la vallée du Dourdou. À ce moment précis, j'ai compris que ce projet serait magique.

Deux ans, seul, les mains dans le bois

Construire un gîte en bois, seul, pendant deux ans — c'est un défi qui a rythmé chaque saison, chaque journée, chaque geste. J'avais choisi l'Aveyron, cette vallée de Grand Vabre, parce que la nature y est encore vraiment sauvage. Pas domestiquée, pas mise en scène. Les forêts de chênes et de châtaigniers descendent jusqu'au bord du Dourdou. Les chevreuils passent au petit matin. Le silence est une matière en lui-même.

J'ai appris à travailler le bois en faisant. Le Douglas pour la structure, le chêne pour les détails, le béton ciré pour le sol. Chaque élément a été réfléchi pour durer, pour résonner juste, pour que la maison respire avec son environnement plutôt que de s'en isoler.

Pourquoi le bois ?

Le bois est le seul matériau qui régule naturellement l'humidité et la température intérieure. En été, il garde la fraîcheur. En hiver, il conserve la chaleur du poêle pendant des heures. Il vieillit bien — mieux que bien, il se patine, prend du caractère, s'intègre au paysage avec le temps.

Construire en bois, c'est aussi faire un choix écologique cohérent : matériau renouvelable, faible empreinte carbone si l'approvisionnement est local, durée de vie exceptionnelle. Le bois de Douglas utilisé à Lalalandes vient de forêts françaises.

Le sauna : l'objet le plus personnel

Le sauna, je l'ai construit en dernier — et c'est probablement la partie du projet à laquelle j'ai le plus réfléchi. Un sauna traditionnel au feu de bois, en Douglas, avec des pierres volcaniques pour l'accumulation de chaleur. Pas d'électricité à l'intérieur. Juste le feu, les pierres, la vapeur et le bois chaud.

La pratique du sauna suivi d'un bain froid dans la piscine — c'est quelque chose que j'avais découvert en voyage, et que j'avais envie de transmettre. Pas comme une prestation de spa, mais comme un rituel simple et accessible, ancré dans la nature.

Mon luxe, c'est ça

On me demande parfois pourquoi j'ai choisi l'Aveyron plutôt qu'une région plus "tendance". Parce que l'Aveyron est authentique. Pas parfait, pas poli, pas mis en boîte pour les touristes. Les gens y sont directs, la cuisine y est généreuse, les paysages y sont encore secrets.

Mon luxe, ce n'est pas le marbre, les piscines chauffées ou les spa d'hôtel. C'est se lever tôt et voir la brume monter de la vallée. C'est chauffer le sauna avec des bûches qu'on a coupées soi-même. C'est plonger dans l'eau froide de la piscine un matin de décembre sous les étoiles. C'est entendre le Dourdou couler 5 minutes à pied.

Lalalandes, c'est ce luxe-là — lent, sensible, profondément enraciné dans la nature.

Envie de vivre ce luxe à votre tour ? Lalalandes vous accueille pour 2 nuits ou une semaine, toute l'année.

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